[Transition écologique] Après le confinement, faut que ça change !


Transition écologique / vendredi, mai 8th, 2020

Ça fait bientôt deux mois qu’une grande partie de l’humanité est confinée. Résultat, on a le temps de pas mal réfléchir à propos de ce qu’on souhaite pour ce qui viendra ensuite. Et je vois de très nombreuses personnes de mon avis…

Qu’après le confinement, faut que ça change !

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On les voit fleurir un peu partout sur le Web, les constatations selon lesquelles la nature semble mieux se porter lorsque l’être humain n’est pas là pour la menacer avec ses activités les plus invasives. Animaux qui reviennent dans les eaux désormais calmes des ports, ces mêmes eaux qui redeviennent limpides sans l’activité humaine… Même la qualité de l’air s’améliore. 👇

Source : Collectif On est prêtFacebook

D’ici à dire que l’homme est l’unique responsable de ce qui lui arrive, il n’y a qu’un pas. Cette étude de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité témoigne du rôle de la disparition de celle-ci sur le développement des pandémies. Tu as cet article aussi, qui propose plein de liens !

Je pourrais lancer des accusations contre l’espèce humaine et la propension de certains de ses membres à détruire l’habitat de milliards de formes vivantes – dont sa propre espèce – au nom du profit. Je pourrais, car je t’avoue que penser à ça me met en colère et me donne davantage envie d’agir.

Mais non. J’ai plutôt envie de te proposer quelques pistes pour t’encourager à faire changer les choses à ton niveau. Ça me semble bien plus productif et au moins on se sent utiles, plutôt que de se contenter de râler dans le vide. Faire sa part, comme le dit Pierre Rhabi, c’est vraiment important.

Je ne suis pas écolo de la première heure. Même si je n’ai pas été spécialement attirée par la surconsommation ou les activités les plus polluantes, ma prise de conscience a eu lieu il y a deux ans seulement. Et pourtant, j’écris sur le sujet. Parce que je suis un colibri et que je veux simplement réveiller d’autres colibris pour que l’on puisse peser dans la balance.

Alors, que faire ?

La nourriture, plus proche, de saison. La première chose qui a bloqué dès le début de l’épidémie, c’est la nourriture. Supermarchés dévalisés, producteurs menacés de devoir jeter leur production… Ça m’a fait réfléchir à propos de ma consommation de nourriture. Ça fait un moment que je souhaite repenser cet aspect de mon quotidien. Alors, cette crise m’a fait sauter le pas, j’achète la majeure partie de mes aliments à des producteurs locaux grâce au réseau Le court circuit. Ça me donne la sensation de faire quelque chose d’important, d’être actrice du changement.

Image issue du site lecourtcircuit.fr

Je te mentirais si je te disais que je ne fréquente plus les grandes chaînes de supermarchés. Mais je les utilise maintenant comme un complément pour les choses que je ne trouve pas chez les producteurs en attendant la réouverture facilitée de mon magasin vrac. Et aussi pour des produits non alimentaires, aussi.

La viande : vaste sujet lorsqu’on s’intéresse un peu à l’écologie. J’en consomme toujours, mais moins qu’auparavant. Désormais et grâce au challenge un jour végétarien par semaine, je découvre d’autres manières de la remplacer. Actuellement, j’en suis à trois jours environ sans viande par semaine. Ça fait partie de ma transition écologique personnelle ! Si tu veux en savoir plus, je ne peux que te conseiller de z’yeuter ce lien.

Avec ton argent, tu as le pouvoir de changer les choses : à toi de décider à qui tu souhaites le donner. Moi, j’ai choisi les petits producteurs et les commerces de proximité en priorité et je compte bien continuer après le confinement.

Il existe sur Internet de nombreuses possibilités pour acheter directement aux agriculteurs leur production : les AMAP ou n’importe quelle entité présente sur cette carte collaborative.

Actuellement, toute une réflexion est menée à propos de la nourriture et un manifeste a été publié, qui parle de la nécessité de remettre les choses à plat et de faire de ce sujet une préoccupation majeure :

Si notre agriculture meurt, nous mourrons avec elle. Inexorablement. Le seul mot à retenir dans le chaos de cette période : La RÉSILIENCE.

Victor MercierManifeste Pour une souveraineté alimentaire post Covid 19

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Repenser son quotidien. À force de rester chez moi même pour le travail, j’ai repensé mon quotidien. J’ai pris le parti de ralentir dans ma vie personnelle, de prendre du temps pour moi, en mettant à profit la disparition de mon temps de trajet, par exemple. Être en télétravail, ça me permet de prendre de la distance avec des situations de stress et à faire la part des choses, à ne pas prendre tout trop à cœur.

Être consignée chez moi, ça me permet de me concentrer sur ce qui compte vraiment, créer et faire avancer des projets dans ce sens. Chaque jour ou presque, je prends du temps pour avancer dans des projets d’écriture, la lecture, la méditation, la cuisine… Bref, je me concentre sur ce qui me tient à cœur.

Je me recentre sur moi-même. Le confinement est une situation inédite. Peu d’entre nous ont eu l’occasion d’expérimenter cet enfermement auparavant. Depuis bientôt deux mois que je passe du temps avec moi-même, j’apprends à me connaître dans cette situation si particulière et je cherche ce que je pourrais faire pour aller mieux.

Après le confinement, je compte bien continuer à déterminer les choses qui comptent le plus pour moi et trouver le temps d’avancer les projets qui ont le plus de valeur, quitte à dire non à d’autres.

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Consommons moins, consommons mieux. C’est loin d’être un secret, on se trouve aujourd’hui dans une société de surconsommation. Elle en a pris un coup avec la pandémie. Après le confinement, il me semble capital de repenser notre manière de consommer. Acheter, c’est cautionner.

Désormais, je privilégie la seconde main et les marques éthiques et locales si possible. Être dans cette démarche, c’est refuser la fast fashion et ses désastres écologiques, d’empreinte carbone et pour la santé. Je préfère les matières naturelles au synthétique par exemple. C’est prêter attention à sa consommation et redéfinir ses besoins.

Et pour les livres, domaine pour lequel je n’arriverais clairement pas à moins consommer, je privilégie une fois encore la seconde main et les visites en librairies indépendantes. Si tu savais comme j’ai hâte qu’elles réouvrent !

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En juillet* faudra-t-il faire ce qui nous plaît ?

Les transports ont aussi fait l’objet d’une grande réflexion durant le confinement. Tu as vu l’image en haut de l’article, les émissions de CO2 provenant des véhicules ont diminué. Le vélo est encore une fois apparu comme la solution de déplacement parfaite pour le confinement… et après ! La pollution pourrait aggraver les problèmes de santé, en particulier ceux liés au Covid-19, des recherches sont en cours.

Alors, après le confinement, on reste dans la même situation, ou on fait bouger les choses ? Même l’État a reconnu l’importance des moyens de transport doux, en particulier celle du vélo. Pour des déplacements de moins de 6 kilomètres, le vélo est à prescrire. Si cette mesure dépasse le confinement, peut-être que l’intermodalité sera développée et que les villes réduiront leur accès aux voitures.

* Date à définir, bien entendu.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour toi, mais je n’ai aucune envie d’un retour à « l’anormal » (le jeu de mot n’est pas de moi) après cette période de confinement. Petit à petit, je vais essayer de faire en sorte que les choses changent !

Prêt.e à devenir un colibri ?

Quelques ressources bien sympa

Sites web

Quelques lectures :

  • Vers la sobriété heureuse, Pierre Rabhi
  • Ça commence par moi, Julien Vidal
  • Demain et Petit manuel de résistance contemporaine, Cyril Dion
  • Les écolohumanistes
  • Zero déchet, Béa Johnson

N’hésite pas à en rajouter dans les commentaires, j’en ai sûrement oublié !

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